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Les
normes de rejet des eaux et les paramètres d'analyses de la
pollution Les
normes de rejet des eaux usées et d'effluents (normes
guides) Niveaux de rejet selon
la circulaire du 4 novembre 1980 Matières
en suspension et matières oxydables
*
ou
concentration inférieure à 20 mg/l Selon l'arrêté du 2 février 1998 (normes guides)
MEST
:
100
mg/l si le flux
journalier maximal autorisé n'excède pas 15 kg/j
; 35
mg/l au-delà. Substances
azotées
*
échantillon moyen sur 24 h Selon l'arrêté
du 2 février 1998 (normes guides) Azote global, comprenant l'azote organique , l'azote ammoniacal et l'azote oxydé : 15 mg/l en concentration moyenne mensuelle lorsque le flux journalier maximal autorisé est égal ou supérieur à 150 kg/j. Elle est de 10 mg/l en concentration moyenne mensuelle lorsque le flux journalier maximal autorisé est égal ou supérieur à 300 kg/j. Toutefois, des valeurs limites de concentration différentes peuvent être fixées par l'arrêté d'autorisation lorsque le rendement de la station d'épuration atteint au moins 80 % pour l'azote. Substances
Phosphorées
Selon l'arrêté du 2 février 1998 (normes guides) Phosphore total: 2 mg/l en concentration moyenne mensuelle lorsque le flux journalier maximal autorisé est égal ou supérieur à 40 kg/j. Elle est d'1mg/l en concentration moyenne mensuelle lorsque le flux journalier maximal autorisé est supérieur à 80 kg/j. Toutefois des valeurs limites de concentration différentes peuvent être fixées par l'arrêté d'autorisation lorsque le rendement de la station d'épuration atteint au moins 90 % pour le phosphore. Pour l'azote et le phosphore : la concentration moyenne sur un prélèvement de 24 heures ne dépassant pas le double des valeurs limites fixées. Les
normes de rejet des effluents Selon l'arrêté
du 2 février 1998
Parmi les analyses utilisées pour mesurer la pollution des eaux ou d'effluents, 4 sont très couramment effectuées : la DCO, la DBO 5, le pH et les MEST. Les matières organiques, sont des matières oxydables qui nécessitent pour leur décomposition une certaine quantité d'oxygène. Elles vont appauvrir le milieu naturel en oxygène, c'est pourquoi elles sont considérées comme des matières polluantes. 2 paramètres
permettent d'évaluer la teneur en matières
organiques:
la DCO et la DBO 5. La
Demande Chimique en
Oxygène Elle s'exprime en milligramme par litre (mg/l) d'oxygène et correspond effectivement à la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder dans des conditions opératoires définies, les matières organiques présentes dans un échantillon donné. L'oxydation
est réalisée
ici par un réactif ayant un pouvoir d'oxydation puissant (le permanganate de potassium à chaud en
milieu acide). La quantité de
réactif consommé pour l'oxydation des
matières organiques présentes, rapportée en mg/l
d'oxygène, correspond à la DCO. La Demande Biochimique en Oxygène
Les
phénomènes d'auto-épuration
dans les eaux superficielles
résultent par la dégradation des charges
organiques
polluantes par les micro-organismes.
L'activité de ces derniers tend à consommer de
l'oxygène et c'est cette diminution de
l'oxygène dans le milieu qui est mesurée par la
DBO 5. En effet, à 20°
C la dégradation des matières organiques commence
immédiatement. Les eaux destinées à la consommation humaine doivent avoir une DBO 5 de 0 mg/l. Les eaux superficielles de bonne qualité ont une DBO 5 égale à quelques mg/l. La DCO représente
l'ensemble des matières oxydables et la DBO 5
représente
la part des matières organiques
biodégradables. La différence entre la
DCO
et la DBO 5, représente la
charge en matières organiques peu ou pas
biodégradable. Calcul : DCO : DBO 5 = Rapport Pour les eaux usées domestiques le rapport est de 1.5 à 2. Ce qui correspond à une biodégradation facile. Il peut atteindre 2.5 à 3 sans inconvénient très sensible. Important: La DCO sera
toujours supérieure à la DBO 5 (sauf conditions
particulières). Le Potentiel d'Hydrogène Cette mesure physico-chimique effectuée à l'aide d'un ph-mètre, permet de savoir si l'échantillon d'eau est acide, basique ou neutre. L'échelle des pH varie de 0 à 14. Le pH de neutralité étant 7. Pour rendre une solution proche de la neutralité, il suffit d'ajouter une base si celle-ci est acide, ou d'ajouter un acide si elle est basique. Notons que l'on peut avoir une idée des pH en trempant dans le liquide à tester, un papier spécialement étudié à cet effet et qui change de couleur avec le pH. Les
eaux en sortie de
station d'épuration doivent avoir un pH aux alentours de 7.5. Les
Matières en
Suspension Totales
La
teneur et la composition minérale
ou organique des matières en
suspension dans les eaux sont très variables. Cependant des
teneurs élevées en
MEST peuvent empêcher la pénétration de
la lumière, diminuer l'oxygène dissous et limiter alors
le développement de la vie aquatique et créer des
déséquilibres entre diverses espèces. Elles peuvent être
responsables de l'asphyxie des poissons par colmatage des branchies. Elles peuvent aussi
interférer sur la qualité d'une eau par des
phénomènes
d'adsorption notamment de certains
éléments toxiques, et de ce fait être
une voie de
pénétration de toxiques plus ou moins concentrés dans
l'organisme. Ces analyses des MEST permettent donc de connaître la quantité de matière non dissoutes, quelles soient organiques ou minérales, présentes dans un échantillon. Cette analyse consiste à faire passer sur une membrane filtrante qui aura été préalablement pesée P1, une quantité connue d'effluent à analyser. Après
passage à
l'étuve à 110°C, la membrane est
à nouveau
pesée P2. La différence entre P2 et P1
représentera la quantité de matières
retenues
sur la membrane filtrante, puis séchée
lors du séjour en étuve ; se sont les MEST, elles
s'expriment en mg/l. |