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Gérant, conseiller pour la qualité de l'eau Etude de l'eau L'étude de l'eau a pour objet de déterminer ses possibilités d'utilisation ; elle comporte une analyse physico-chimique et un examen bactériologique. L'analyse physico-chimique fait connaître les emplois auxquels convient une eau donnée : besoins ménagers (eau de cuisson ou de lavage...), besoins industriels (eau de réfrigération ou de fabrication...) ; elle décèle les eaux qui risquent d'exercer une action chimique sur les canalisations, elle facilite la mise au point des traitements qui supprimeront les inconvénients révélés. L'examen bactériologique
sert à déterminer la qualité de l'eau, notamment
en vue de son emploi comme eau potable
et s'il y a lieu, permet d'établir les caractéristiques
du traitement à lui faire subir.
Conditions
physiques, chimiques et bactériologiques que doit remplir
une eau potable Unités de mesure L'unité de base
normalisée pour la chimie de l'eau est le milligramme par
litre (mg/l).
Température Eau de source: 9 à
12 ° C ; eau profonde des lacs: 4 ° C. Une température
variable fait craindre une pollution de
l'eau par suite d'apport d'eaux superficielles.
Résistivité et conductivité électriques On sait que la
conductivité en siemens par centimètre est l'inverse de
la résistivité en ohms-centimètre.
Gaz dissous L'eau potable peut
dissoudre jusqu'à 40 cm3 de gaz par litre, dont 6 d'oxygène
et 14 d'azote.
Acidité et agressivité L'acidité est généralement due à l'acide carbonique dissous dans l'eau. Elle se mesure par le pH, qui est égal au cologarithme décimal de la concentration en ions hydrogène dissociés. On distingue le CO2 combiné des carbonates et bicarbonates, le CO2 dissous d'équilibre maintenant les bicarbonates en solution, et le CO2 libre agressif. Pour une valeur données de la teneur totale en CO2, il existe un pH au-dessous duquel l'eau est agressive et au-dessus duquel elle est calcifiante La teneur en oxygène
est un facteur important du processus d'agression.
Dureté La dureté provient des sels de chaux et de magnésie ; elle nuit à la cuisson des légumes, provoque des dépôts dans les appareils ménagers qui s'opposent aussi à un bon transfert de la chaleur. La dureté se mesure
en degré hydrotimétrique TH. 1 degré
hydrotimétrique français correspond à 10 mg/l de
carbonate de calcium CaCO2, soit à 5.6 mg/l de
chaux CaO, ou à 4.2 mg/l de magnésie MgO.
Salinité Une eau potable doit contenir sans excès, un certain nombre d'éléments minéraux, qui lui confèrent une saveur agréable. Elle ne doit pas attaquer
les matériaux constituants les canalisations, les réservoirs
et les appareils de robinetterie
ou de fontainerie. Pour cela, il faut qu'elle ne soit ni agressive,
ni corrosive (action des
sels dissous, cette dernière condition exige que la
concentration en ions chlores et
sulfates ne dépasse pas respectivement 100 et 200 mg/l). Impuretés Les corps toxiques ou
dangereux ne doivent pas être présents.
Ils doivent impérativement
être inférieures au seuil de détermination
analytique. De plus, il est
fondamental que la concentration des éléments ou
substances ne dépassent pas
les valeurs limites de potabilité. Bactériologie Une eau destinée à l'alimentation humaine ne doit contenir aucun germe microbien pathogène. La contamination par les
matières fécales est décelée par la
présence d'Escherichia coli, ou de Streptocoques fécaux
(entérocoques). La présence de germes tests de contamination fécale conduit à considérer l'eau comme bactériologiquement impure et menacée de pollution. Il en est ainsi, en particulier si la présence d'E. Coli et de Streptocoques fécaux est confirmée, à quelque taux que ce soit par les analyses. Dans le cas des eaux réduites (eau de forage, pauvres en oxygène), il sera bon de vérifier l'absence de bactéries réductrices des sulfates (Sporovibrio desulfuricans), génératrices d'hydrogène sulfuré dans les extrémités. |